L'ancre mouillée

S'ancrer dans le temps, dans le monde et en soi

Archive pour la catégorie 'Non classé'


Vernissage

2 mars, 2015
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Bonjour à tous,

Les ateliers de la Maison du citoyen ont repris la semaine dernière. Nous n’étions pas nombreux, la reprise était un peu dure, mais l’écriture a été suivie de longs échanges très intéressants. Rejoignez-nous dès que vous le pouvez et/ou le souhaitez. Notez le vernissage « Peinture et photographie » où des œuvres de Stéphane seront exposées : invitation8e salon 2015-mail (2)

A bientôt

 

Prochaine cycle d’ateliers d’écriture

4 février, 2015
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A la fin du mois, le 26/02 plus exactement, commencera un nouveau cycle d’ateliers d’écriture à la Maison du citoyen de Toulouges. Voici l’affiche de présentation :fichier pdf Affiche Maison du citoyen 2-2015

N’hésitez pas à vous inscrire et à nous rejoindre ! Vous découvrirez l’écriture comme vous ne l’avez jamais fait, dans une très agréable ambiance.

2015 a commencé

7 janvier, 2015
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2015 vient de prendre la place, mettant fin à la première année d’existence de l’association, première année déjà bien remplie d’activités diverses :

- un premier festival organisé ;

- des ateliers pour réduire les déchets ;

- un atelier à Eyne, pour se métamorphoser en rapace ;

- une journée de contes et d’activités au bord de la Têt ;

- une journée dans l’anse de Paulilles ;

- de nombreux ateliers d’écriture à la Maison du citoyen de Toulouges, dont voici les derniers textesfichier pdf Texte ateliers du 18 décembre 2014  (les ateliers reprendront le jeudi 26/02 pour un nouveau cycle de 6 ateliers sur « Être jeune poète »).

Bonne année 2015, pleine de bons moments partagés, moments que nous essaierons de vous proposer le plus souvent !

 

Ateliers sur les déchets

21 novembre, 2014
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L’association mène cette année 5 séries de 3 ateliers sur la prévention des déchets, soutenus financièrement par Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération. Voici le retour de ceux de la Médiathèque de Perpignan (fichier pdf Déchets Médiathèque 1ère partie fichier pdf Déchets Médiathèque 2ème partie)

Bientôt un aperçu des 4 autres séries en cours !

Les premiers ateliers à la MDC de Toulouges

21 novembre, 2014
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Bonjour à tous,

Les ateliers d’écriture hebdomadaire ont repris à la Maison du citoyen de Toulouges. Une occasion de se retrouver pour partager d’étranges propositions, des textes émouvants, toujours étonnants, des paroles, des sourires et des rires…

Voici deux textes sur un trousseau de vieilles clés lourd d’histoire(s) :

« Quand je détiens la clé, je détiens le pouvoir.

Comme Alice dévorée de curiosité et d’impertinence je veux ouvrir la porte des possibles, la porte de la connaissance.

Ai-je une seule clé ? Non !

Depuis ma naissance je me suis constitué tout un trousseau, et chacune des clés de celui-ci a sa propre fonction ou sa propre histoire.

La toute première clé dont je prends conscience est une clé du savoir et de liberté. Je l’appellerai la clé de la lecture. Dès mon jeune âge j’ai aimé lire et me plonger dans les fictions qui m’ont ouvert les yeux de l’esprit et de l’imaginaire. Cette clé de la lecture est maintenant plus lisse, polie par l’expérience, bien qu’elle reste trop souvent accrochée sur le clou du mur de l’utile.

La lecture favorise l’évasion vers les contrées lointaines… mais elle est aussi toute de pragmatisme : pour prendre le bus à l’heure il faut lire les horaires aux arrêts, pour travailler il faut lire les consignes de travail papier ou écran, pour réaliser une nouvelle recette de cuisine il faut la lire dans un livre… mais là c’est déjà un autre monde qui s’esquisse, celui que l’on atteint avec les clés de l’odorat et des saveurs… et même avant ces clés il y a la clé de la vue.

Pour avoir le désir de faire un bon gâteau, après la clé de la lecture qui a guidé vers le livre de cuisine, il y a la lecture de la photo : et une belle photo de gâteau donne souvent envie de celui-ci !

J’ai lu aussi les gestes de ma mère, bien avant de lire les livres de cuisine. Des gestes empreints d’efficacité dans l’exécution et d’une grosse pincée d’amour pour faire plaisir, au-delà du simple fait de nourrir.

Des mains appliquées à rassembler farine, levure, sucre, sel, œufs, beurre, yaourt, jatte, « maryse », fouet… et un sourire qui creuse les joues aimées de jolies fossettes. Ce sourire qui est « une clé secrète qui ouvre » mon cœur.

La pâte est prête. Elle coule avec gourmandise dans le plat à gâteau… et avec sa grosse clé de l’amour, maman me permet de « lécher le plat ». Seule la clé de l’amour autorise ces entorses aux règles strictes du savoir-vivre.

La pâte dans la bouche, les papilles titillées, la clé du goût ou des saveurs est en action.

Passent plusieurs dizaines de minutes et la clé de l’odorat s’active avec la bonne odeur de gâteau chaud.

Toutes ces clés, dont la plus grosse est celle de l’amour, se regroupent dans la catégorie « clé du bonheur ».

Qu’est-ce que la clé du bonheur ?

C’est une suite de savoir-être, savoir-faire, petits ou grands, qui, accumulés, donnent de l’expérience, des acquis, des connaissances, des ressentis, des satisfactions, des succès, de la sérénité…

Il y a aussi la clé de l’écriture, intimement liée à celle de la lecture. Je ne peux les dissocier. Là, j’écris !

J’ai aussi une clé de coffre à trésor, une clé sacrée qui aussi tangible qu’une petite clé précieuse retenue par une fine chaîne d’or autour de mon cou. Cette clé est celle de mon jardin secret.

La clé de mon cœur a été égarée en chemin par un amoureux immature et volage. C’est ma petite princesse que l’a retrouvée dans une flaque de boue. Elle l’a prise dans ses menottes et l’a soigneusement rendue brillante et précieuse à grands renforts de bisous, de paroles sages pour son jeune âge… et de regards profondément intenses et remplis d’amour.

Mon prince, plus tard, a donné un cadenas inviolable à cette clé de mon cœur.

Je l’utilise à l’envie, avec générosité mais prudence tout à la fois. Car la clé de mon cœur permet également d’accéder à une partie de mon jardin secret.

Et seules les personnes qui y sont invitées y ont accès… autant de temps que durera leur loyauté.

Avec l’âge, j’ajoute à ce trousseau la clé du pardon et celle de la sérénité. »

 

Dominique

 

« Le trousseau de clés

 

Dans la grande maison où Jeanne travaillait comme femme de chambre, il y avait une pièce au deuxième étage, dans laquelle elle n’était jamais entrée. Chaque fois qu’elle passait devant la porte, elle était intriguée. Pourquoi personne n’occupait cette pièce ? Si quelqu’un venait y dormir, elle aurait du venir y faire le ménage. Mais non elle n’avait jamais vu la porte ouverte, ni personne entrer ou sortir de la pièce. Elle était curieuse de savoir pourquoi, mais n’osait pas questionner ses maîtres. Et les autres employés de la maison n’avaient pas de réponse. Le chauffeur, le majordome, la cuisinière n’allaient jamais dans les étages et ne s’étaient jamais inquiétés au sujet de cette pièce.

Jeanne, à plusieurs reprises, avait essayé d’ouvrir la fameuse porte, en vain. Elle était bel et bien verrouillée. Les portes des autres chambres où elle devait travailler restaient toujours ouvertes. Alors pourquoi celle-ci restait-elle fermée ? Il y avait probablement un mystère là-dessous. Un mystère que Jeanne aurait bien voulu élucider.

Elle avait remarqué, à côté de la cheminée, dans la salle de séjour, un énorme trousseau de clés. Elle espérait pouvoir un jour s’en emparer, ce qui n’était pas chose aisée, car, la mère se sa patronne passait le plus clair de ses journées dans un fauteuil à côté de la cheminée. Et Jeanne n’aurait pas pu se saisir du trousseau sans être remarquée.

Elle devint bientôt obsédée par l’idée de pouvoir prendre le trousseau. Elle guettait les moments où elle pourrait se trouver seule dans la salle à manger. Il fallait absolument qu’elle puisse ouvrir cette porte et voir ce qui se trouvait derrière. Elle s’imaginait des choses toutes plus intrigantes les unes que les autres. Elle en arrivait même à avoir peur quand elle passait devant la porte obstinément close.

Un matin, enfin, elle entra dans la salle à manger pour y faire quelques rangements. La vielle dame n’y était pas, et personne à l’horizon. Elle se précipita sur le trousseau et monta quatre à quatre les deux étages pour pouvoir satisfaire sa curiosité. Le trousseau comportait quatorze clés. Elle prit soin de ne pas les entrechoquer pour ne pas alerter quiconque par le bruit. Dans ces quatorze clés, qu’elle était donc celle qui ouvrait cette porte ? Aucun indice. Elle commença à les essayer une par une. Elle voulait faire vite pour pouvoir remettre le trousseau en place, avant que quelqu’un ne s’aperçoive de son disparition. Certaines clés n’entraient pas dans la serrure, d’autres y entraient, mais elle ne pouvait pas les faire tourner. Arrivée à la dernière clé, son excitation augmenta, elle allait enfin savoir. Mais la dernière clé n’était pas non plus la bonne. Elle réessaya encore toutes les clés, mais rien y fit, elle ne parvint pas à ouvrir cette fichue porte .

Il y avait vraiment un mystère avec cette pièce, si la clé qui ouvrait la porte était cachée, dans un coffre peut-être, pour qu’on soit sûr que personne ne puisse l’utiliser. Jeanne redescendit remettre le trousseau à sa place. Il ne fallait plus qu’elle songe à ouvrir la porte et même il fallait qu’elle oublie qu’il y avait un secret dans cette maison. Y avait-il réellement un secret ? Ou bien cette porte restait fermée car la pièce contenait un tel bric à brac inintéressant, qu’on ne pouvait à peine y entrer, et la clé avait probablement été abandonnée au fond d’un tiroir. Ou bien on avait tout simplement perdu la clé et comme personne ne s’intéressait au contenu de la pièce, nul ne ce souciait de pouvoir en ouvrir la porte. Ou encore, un des membres de la maison avait la clé en permanence dans sa poche, et à pas de loup, quand toute la maisonnée était endormie, il entrait dans la pièce où se trouvait son jardin secret, rien qu’à lui et où il se sentait en sécurité. Ou encore….

Jeanne passa plusieurs années dans cette maison, et ne réussit jamais à résoudre le mystère. Elle finit d’ailleurs par ne plus s’en soucier et passait désormais devant la fameuse porte, sans même la regarder. »

 

Anne-Marie

 

Une proposition, des chemins empruntés uniques et différents. Rendez-vous le jeudi soir à 20h30 pour les habitués et tous ceux qui souhaiteraient découvrir ces ateliers d’écriture, qui ne sont pas ce que vous croyez, qui vous apporteront… quoi, en fait ? pourtant vous reviendrez sans doute.

Reprise des ateliers d’écriture

14 septembre, 2014
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Début novembre reprendront les ateliers d’écriture à la maison du citoyen de Toulouges. Rappelez-vous, l’année dernière était sous le signe du galet. Voici deux textes sur lui :

« Il est en premier lieu posé là, sur la table, ce gros galet, cet œuf de pierre, rond comme un ventre. Sa couleur est chaude, brun ocre, marbré de rose et pigmenté de petites taches noires ou moka. Il est sagement posé sur la seule base aplatie de son corps. Bien qu’inerte, quand je le pose sur « le dos » et le taquine de la main, il s’affole tel un culbuto qui hésite, tergiverse, ni oui, ni non, ni gauche, ni droite… puis se fixe sur son point d’équilibre. Sa matière est froide sans être glacée, douce sans être lisse, polie mais imparfaite car inachevée dans son évolution. Pourtant, sa forme est pour moi proche de la perfection puisque sans angles ni aspérités. Il est donc là, sur la table, déposé par la main de l’homme, tiré de son milieu naturel, lourd mais non pesant. Où était-il avant cette table? Qu’était-il avant cette forme? Comment s’organisaient les molécules qui le composent maintenant? Quelle était sa forme originelle ? Là, posé, calme comme peuvent sembler l’être les galets, il me fait penser à une grosse boulette de viande. Façonné par les éléments pendant des jours, des semaines, des mois, des années, combien d’éléments ont-ils contribué à cette érosion? Etait-il dans de l’eau douce, de l’eau salée? Etait-il du torrent ou de la mer? De la montagne ou des vagues? Pendant combien de temps a-t-il était cassé ou broyé, gratté, lavé, balloté, déplacé? Suis-je comme ce galet? Est-ce que je perds mes aspérités, mes forteresses, mes orgueils, mes préjugés? Les vagues violentes de la vie, les rouleaux, les chutes vertigineuses me rendent-elles douce sans être lisse, accueillante comme les bras d’une maman, débarrassé des superficialités, lourde car ancrée dans cette vie et stable sur sa base? Ce gros galet va-t-il être rendu à la nature, sa mère, ou évoluera-t-il dans ce monde afin de devenir un autre que sa destinée première? » Dominique

 

« On me regarde. On me soupèse. On me scrute. Ma forme ovale est issue de bien des tourments, des fractures, des projections, des heurts. Planté là au milieu de la table, mon parcours est issu de passage de main en main, chacun y trouvera sa voie de réflexion, un sujet à écrire, à me décrire, ma robe est ocre, jaune parsemée de petits trous gris noir, au plus profond de mon être. Je suis entier, mon centre est à imaginer, parsemé de points noirs, gris, mon intériorité  reste secrète, sans aspérité, avec des rondeurs issues de mon cheminement, parmi mes compagnons de route, salés de l’océan, clairs, transparents du ruisseau qui m’a portée, soutenue, fracturée, soulevée, au gré de son caractère. Fragilisée par les mouvements de l’eau qui m’accompagne depuis des années, l’eau est mon alliée, ma compagne de route, elle glisse sur ma peau, elle me frappe pour enlever les aspérités pour que je sois sans angle, d’une douceur mélodieuse, pour qu’une main puisse me prendre, me parler, me soupeser, me caresser, m’enlever du ruisseau, de la falaise où je suis, me mettre sur une table pour m’admirer. On me regarde, me pèse, des mots à mon égard, s’il savait que, pour arrondir mes angles, j’ai changé de domicile bien des fois. Si j’étais petit, je serais au cou d’un être humain. Si j’étais plus grand, on se servirait de moi pour écraser le sorgho, dans une pierre creuse, trois fois mon aînée, creusée en nous frottant l’une contre l’autre. Nous les pierres, nous transformons le grain en farine, pour le plaisir de l’être humain. Les chants, les ritournelles sont notre lot quotidien, des femmes à genoux, une révérence pour notre beauté. » Jean-Claude

Cette année, nous partirons d’un autre lieu, nous nous lancerons dans une nouvelle aventure, de nouveaux moments d’écriture, de création, de liberté, de partage, de convivialité, de bonne humeur… dès le jeudi 6 novembre à 20h30 (nouveau jour mais pas nouvel horaire). Autre changement cette année, les ateliers se dérouleront par cycles entre chaque période de vacances scolaires. Le premier cycle, « Cultivons notre jardin », comportera sept ateliers entre les vacances de Toussaint et celles de fin d’année.

Amitiés et à très bientôt, Bruno

1er Festival Ludovic Massé

13 septembre, 2014
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fichier pdf Affiche festival LM

Le 23 août dernier, l’association, avec la municipalité d’Olette – Evol et les associations locales, en partenariat avec le PNR des Pyrénées catalanes, ont créé le premier festival Ludovic Massé. Une journée consacrée à la découverte de l’écrivain et de son village de naissance, une journée conviviale consacrée à la lecture, l’écriture, les contes ou le partage, une journée pour réaliser l’intérêt d’un tel festival, ses forces et ses faiblesses, une journée à ébaucher le 2ème festival de l’année prochaine, plus tôt dans l’été et avec plus d’ateliers et de participants encore !!!

 

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Cet été et à la rentrée

17 juillet, 2014
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Bonjour à tous

Avant l’article qui reprendra les textes du dernier atelier d’écriture à la Maison du citoyen, voici les prochaines activités de l’association, cet été et à la rentrée :

 

Le jeudi 23/07, atelier d’écriture sur les rapaces à Eyne (pour en savoir plus,  http://www.becsetongles.fr/)

 

Le samedi 23 août à Evol / Olette, 1er festival Ludovic Massé (fichier pdf Affiche festival LM )

 

Le samedi 06 septembre, présence au Forum des associations de Toulouges avec présentation des ateliers d’écriture et autres…

 

Fin septembre début octobre, ateliers citoyens et participatifs à la Médiathèque de Perpignan (voir

 

Le 19/10, « Un dimanche avec » à Toulouges (plus d’infos bientôt)

 

Début octobre, reprise des ateliers d’écriture à la Maison du citoyen. Mais avant, fin septembre début octobre, une demi-journée pour nous retrouver et échanger sur l’année qui reprendra.

 

Dans cette attente, passez un bon été !

Journée à Paulilles

5 mai, 2014
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Un petit aperçu de la journée à Paulilles, pour ceux qui étaient là en souvenir, pour ceux qui n’y étaient pas pour les faire r…. !

fichier pdf Sortie Paulilles

Petite Poucette

8 février, 2014
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Petite Poucette peut reprendre la plume !

Petite Poucette support-telephone-portable-iphone-mains

« Petite Poucette » est un essai de Michel Serres, philosophe et historien des sciences.

« Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer.

Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi décisive, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises.

De l’essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise « Petite Poucette » – clin d’œil à la maestria avec laquelle les messages fusent de leurs pouces.

Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d’une société immatérielle librement connectée sur la société spectacle à sens unique…

Ce livre propose à Petite Poucette une collaboration entre générations pour mettre en œuvre cette utopie, seule réalité possible. » (4ème de couverture)

Extraits :

« Petite Poucette ouvre son ordinateur. Si elle ne se souvient pas de cette légende, elle considère toutefois, devant elle et dans ses mains, sa tête elle-même, bien pleine en raison de la réserve énorme d’informations, mais aussi bien faite, puisque des moteurs de recherche y activent, à l’envi, textes et images, et que, mieux encore, dix logiciels peuvent y traiter d’innombrables données, plus vite qu’elle ne le pourrait. Elle tient là, hors d’elle, sa cognition jadis interne, comme saint Denis tint son chef hors du cou. Imagine-t-on petite Poucette décapitée ? Miracle ? »

« Désormais, la tête étêtée de petite Poucette diffère des vieilles, mieux faites que pleines. N’ayant plus à travailler dur pour apprendre le savoir, puisque le voici, jeté là, devant elle, objectif, collectif, connecté, accessible à loisir, dix fois déjà revu et contrôlé, elle peut se retourner vers le moignon d’absence qui surplombe son cou coupé. Là passent de l’air, du vent, mieux, cette lumière qu’y peignit Bonnat, le peintre pompier, quand il dessina le miracle de saint Denis sur les parois du Panthéon, à Paris. Là réside le nouveau génie, l’intelligence inventive, une authentique subjectivité cognitive ; l’originalité de la fille se réfugie dans ce vide translucide, sous cette brise jolie. Connaissance au coût quasi nul, difficile pourtant à saisir.

Petite Poucette célèbre-t-elle la fin de l’ère du savoir ? »

« Sans toujours nous en douter, nous vivons ensemble, aujourd’hui, comme enfants du livre et petits-fils de l’écriture. »

« Le seul acte authentique, c’est l’invention. »

Relation avec les ateliers d’écriture :

Sous-titre de l’ouvrage : « Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer : une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître. »

Il n’est évidemment pas question ici de parler de changement d’institutions. Par contre, les ateliers d’écriture ne peuvent-ils pas modifier la manière de vivre ensemble, d’être et de connaître ?

Rappel sur les ateliers d’écriture tels que proposés par l’association « L’ancre mouillée » :

L’atelier d’écriture se déroule en trois parties :

  • présentation de la proposition d’écriture, le plus souvent basée sur la littérature, parfois sur le rapport au monde et à la nature, lors d’une sortie par exemple ;

  • temps d’écriture ;

  • temps de lecture des textes, dans la bienveillance et le non-jugement, dans le seul but de s’écouter, d’écouter l’autre, de partager et de s’enrichir.

Deux genres de textes peuvent être composés lors de ces ateliers :

  • un texte sur un concept, une notion voire un projet. Ces textes ne sont pas obligatoirement créatifs, l’enjeu étant de comparer les perceptions, de s’enrichir grâce à l’autre, d’obtenir une perception plus précise. Ils peuvent n’être composés que de mots qui, à l’issue de la lecture, peuvent être débattus, discutés, etc. Un des intérêts de ces ateliers consiste en son fonctionnement non pyramidal mais arborescent ;

  • un texte créatif, et là se trouve le grand intérêt de ces ateliers. Le participant, tout d’abord, invente un texte, le crée, et il s’agit là, comme le précise la dernière citation, d’un acte authentique, qui entraîne sur le chemin de l’individuation et de la liberté. Ensuite, par la lecture, il poursuit sur ce chemin, et sur celui du partage avec l’autre, de l’enrichissement par l’autre. Il se confronte également à lui-même, à son être dans son ensemble, à sa création, sa créativité, à ses connaissances ou méconnaissances. Il peut ainsi « modifier sa manière de vivre ensemble, sa manière d’être et de connaître ».

Alors, parce que le passé nous a construit, que l’écriture et le livre font partie de notre socle, Petite Poucette peut poursuivre sa route en reprenant sa plume avec plaisir, et ce avec et grâce à la collaboration des générations !

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