L'ancre mouillée

S'ancrer dans le temps, dans le monde et en soi

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Archive pour novembre, 2014


Ateliers sur les déchets

21 novembre, 2014
Non classé | Pas de réponses »

L’association mène cette année 5 séries de 3 ateliers sur la prévention des déchets, soutenus financièrement par Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération. Voici le retour de ceux de la Médiathèque de Perpignan (fichier pdf Déchets Médiathèque 1ère partie fichier pdf Déchets Médiathèque 2ème partie)

Bientôt un aperçu des 4 autres séries en cours !

Les premiers ateliers à la MDC de Toulouges

21 novembre, 2014
Non classé | Pas de réponses »

Bonjour à tous,

Les ateliers d’écriture hebdomadaire ont repris à la Maison du citoyen de Toulouges. Une occasion de se retrouver pour partager d’étranges propositions, des textes émouvants, toujours étonnants, des paroles, des sourires et des rires…

Voici deux textes sur un trousseau de vieilles clés lourd d’histoire(s) :

« Quand je détiens la clé, je détiens le pouvoir.

Comme Alice dévorée de curiosité et d’impertinence je veux ouvrir la porte des possibles, la porte de la connaissance.

Ai-je une seule clé ? Non !

Depuis ma naissance je me suis constitué tout un trousseau, et chacune des clés de celui-ci a sa propre fonction ou sa propre histoire.

La toute première clé dont je prends conscience est une clé du savoir et de liberté. Je l’appellerai la clé de la lecture. Dès mon jeune âge j’ai aimé lire et me plonger dans les fictions qui m’ont ouvert les yeux de l’esprit et de l’imaginaire. Cette clé de la lecture est maintenant plus lisse, polie par l’expérience, bien qu’elle reste trop souvent accrochée sur le clou du mur de l’utile.

La lecture favorise l’évasion vers les contrées lointaines… mais elle est aussi toute de pragmatisme : pour prendre le bus à l’heure il faut lire les horaires aux arrêts, pour travailler il faut lire les consignes de travail papier ou écran, pour réaliser une nouvelle recette de cuisine il faut la lire dans un livre… mais là c’est déjà un autre monde qui s’esquisse, celui que l’on atteint avec les clés de l’odorat et des saveurs… et même avant ces clés il y a la clé de la vue.

Pour avoir le désir de faire un bon gâteau, après la clé de la lecture qui a guidé vers le livre de cuisine, il y a la lecture de la photo : et une belle photo de gâteau donne souvent envie de celui-ci !

J’ai lu aussi les gestes de ma mère, bien avant de lire les livres de cuisine. Des gestes empreints d’efficacité dans l’exécution et d’une grosse pincée d’amour pour faire plaisir, au-delà du simple fait de nourrir.

Des mains appliquées à rassembler farine, levure, sucre, sel, œufs, beurre, yaourt, jatte, « maryse », fouet… et un sourire qui creuse les joues aimées de jolies fossettes. Ce sourire qui est « une clé secrète qui ouvre » mon cœur.

La pâte est prête. Elle coule avec gourmandise dans le plat à gâteau… et avec sa grosse clé de l’amour, maman me permet de « lécher le plat ». Seule la clé de l’amour autorise ces entorses aux règles strictes du savoir-vivre.

La pâte dans la bouche, les papilles titillées, la clé du goût ou des saveurs est en action.

Passent plusieurs dizaines de minutes et la clé de l’odorat s’active avec la bonne odeur de gâteau chaud.

Toutes ces clés, dont la plus grosse est celle de l’amour, se regroupent dans la catégorie « clé du bonheur ».

Qu’est-ce que la clé du bonheur ?

C’est une suite de savoir-être, savoir-faire, petits ou grands, qui, accumulés, donnent de l’expérience, des acquis, des connaissances, des ressentis, des satisfactions, des succès, de la sérénité…

Il y a aussi la clé de l’écriture, intimement liée à celle de la lecture. Je ne peux les dissocier. Là, j’écris !

J’ai aussi une clé de coffre à trésor, une clé sacrée qui aussi tangible qu’une petite clé précieuse retenue par une fine chaîne d’or autour de mon cou. Cette clé est celle de mon jardin secret.

La clé de mon cœur a été égarée en chemin par un amoureux immature et volage. C’est ma petite princesse que l’a retrouvée dans une flaque de boue. Elle l’a prise dans ses menottes et l’a soigneusement rendue brillante et précieuse à grands renforts de bisous, de paroles sages pour son jeune âge… et de regards profondément intenses et remplis d’amour.

Mon prince, plus tard, a donné un cadenas inviolable à cette clé de mon cœur.

Je l’utilise à l’envie, avec générosité mais prudence tout à la fois. Car la clé de mon cœur permet également d’accéder à une partie de mon jardin secret.

Et seules les personnes qui y sont invitées y ont accès… autant de temps que durera leur loyauté.

Avec l’âge, j’ajoute à ce trousseau la clé du pardon et celle de la sérénité. »

 

Dominique

 

« Le trousseau de clés

 

Dans la grande maison où Jeanne travaillait comme femme de chambre, il y avait une pièce au deuxième étage, dans laquelle elle n’était jamais entrée. Chaque fois qu’elle passait devant la porte, elle était intriguée. Pourquoi personne n’occupait cette pièce ? Si quelqu’un venait y dormir, elle aurait du venir y faire le ménage. Mais non elle n’avait jamais vu la porte ouverte, ni personne entrer ou sortir de la pièce. Elle était curieuse de savoir pourquoi, mais n’osait pas questionner ses maîtres. Et les autres employés de la maison n’avaient pas de réponse. Le chauffeur, le majordome, la cuisinière n’allaient jamais dans les étages et ne s’étaient jamais inquiétés au sujet de cette pièce.

Jeanne, à plusieurs reprises, avait essayé d’ouvrir la fameuse porte, en vain. Elle était bel et bien verrouillée. Les portes des autres chambres où elle devait travailler restaient toujours ouvertes. Alors pourquoi celle-ci restait-elle fermée ? Il y avait probablement un mystère là-dessous. Un mystère que Jeanne aurait bien voulu élucider.

Elle avait remarqué, à côté de la cheminée, dans la salle de séjour, un énorme trousseau de clés. Elle espérait pouvoir un jour s’en emparer, ce qui n’était pas chose aisée, car, la mère se sa patronne passait le plus clair de ses journées dans un fauteuil à côté de la cheminée. Et Jeanne n’aurait pas pu se saisir du trousseau sans être remarquée.

Elle devint bientôt obsédée par l’idée de pouvoir prendre le trousseau. Elle guettait les moments où elle pourrait se trouver seule dans la salle à manger. Il fallait absolument qu’elle puisse ouvrir cette porte et voir ce qui se trouvait derrière. Elle s’imaginait des choses toutes plus intrigantes les unes que les autres. Elle en arrivait même à avoir peur quand elle passait devant la porte obstinément close.

Un matin, enfin, elle entra dans la salle à manger pour y faire quelques rangements. La vielle dame n’y était pas, et personne à l’horizon. Elle se précipita sur le trousseau et monta quatre à quatre les deux étages pour pouvoir satisfaire sa curiosité. Le trousseau comportait quatorze clés. Elle prit soin de ne pas les entrechoquer pour ne pas alerter quiconque par le bruit. Dans ces quatorze clés, qu’elle était donc celle qui ouvrait cette porte ? Aucun indice. Elle commença à les essayer une par une. Elle voulait faire vite pour pouvoir remettre le trousseau en place, avant que quelqu’un ne s’aperçoive de son disparition. Certaines clés n’entraient pas dans la serrure, d’autres y entraient, mais elle ne pouvait pas les faire tourner. Arrivée à la dernière clé, son excitation augmenta, elle allait enfin savoir. Mais la dernière clé n’était pas non plus la bonne. Elle réessaya encore toutes les clés, mais rien y fit, elle ne parvint pas à ouvrir cette fichue porte .

Il y avait vraiment un mystère avec cette pièce, si la clé qui ouvrait la porte était cachée, dans un coffre peut-être, pour qu’on soit sûr que personne ne puisse l’utiliser. Jeanne redescendit remettre le trousseau à sa place. Il ne fallait plus qu’elle songe à ouvrir la porte et même il fallait qu’elle oublie qu’il y avait un secret dans cette maison. Y avait-il réellement un secret ? Ou bien cette porte restait fermée car la pièce contenait un tel bric à brac inintéressant, qu’on ne pouvait à peine y entrer, et la clé avait probablement été abandonnée au fond d’un tiroir. Ou bien on avait tout simplement perdu la clé et comme personne ne s’intéressait au contenu de la pièce, nul ne ce souciait de pouvoir en ouvrir la porte. Ou encore, un des membres de la maison avait la clé en permanence dans sa poche, et à pas de loup, quand toute la maisonnée était endormie, il entrait dans la pièce où se trouvait son jardin secret, rien qu’à lui et où il se sentait en sécurité. Ou encore….

Jeanne passa plusieurs années dans cette maison, et ne réussit jamais à résoudre le mystère. Elle finit d’ailleurs par ne plus s’en soucier et passait désormais devant la fameuse porte, sans même la regarder. »

 

Anne-Marie

 

Une proposition, des chemins empruntés uniques et différents. Rendez-vous le jeudi soir à 20h30 pour les habitués et tous ceux qui souhaiteraient découvrir ces ateliers d’écriture, qui ne sont pas ce que vous croyez, qui vous apporteront… quoi, en fait ? pourtant vous reviendrez sans doute.

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