L'ancre mouillée

S'ancrer dans le temps, dans le monde et en soi

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Archive pour septembre, 2014


Reprise des ateliers d’écriture

14 septembre, 2014
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Début novembre reprendront les ateliers d’écriture à la maison du citoyen de Toulouges. Rappelez-vous, l’année dernière était sous le signe du galet. Voici deux textes sur lui :

« Il est en premier lieu posé là, sur la table, ce gros galet, cet œuf de pierre, rond comme un ventre. Sa couleur est chaude, brun ocre, marbré de rose et pigmenté de petites taches noires ou moka. Il est sagement posé sur la seule base aplatie de son corps. Bien qu’inerte, quand je le pose sur « le dos » et le taquine de la main, il s’affole tel un culbuto qui hésite, tergiverse, ni oui, ni non, ni gauche, ni droite… puis se fixe sur son point d’équilibre. Sa matière est froide sans être glacée, douce sans être lisse, polie mais imparfaite car inachevée dans son évolution. Pourtant, sa forme est pour moi proche de la perfection puisque sans angles ni aspérités. Il est donc là, sur la table, déposé par la main de l’homme, tiré de son milieu naturel, lourd mais non pesant. Où était-il avant cette table? Qu’était-il avant cette forme? Comment s’organisaient les molécules qui le composent maintenant? Quelle était sa forme originelle ? Là, posé, calme comme peuvent sembler l’être les galets, il me fait penser à une grosse boulette de viande. Façonné par les éléments pendant des jours, des semaines, des mois, des années, combien d’éléments ont-ils contribué à cette érosion? Etait-il dans de l’eau douce, de l’eau salée? Etait-il du torrent ou de la mer? De la montagne ou des vagues? Pendant combien de temps a-t-il était cassé ou broyé, gratté, lavé, balloté, déplacé? Suis-je comme ce galet? Est-ce que je perds mes aspérités, mes forteresses, mes orgueils, mes préjugés? Les vagues violentes de la vie, les rouleaux, les chutes vertigineuses me rendent-elles douce sans être lisse, accueillante comme les bras d’une maman, débarrassé des superficialités, lourde car ancrée dans cette vie et stable sur sa base? Ce gros galet va-t-il être rendu à la nature, sa mère, ou évoluera-t-il dans ce monde afin de devenir un autre que sa destinée première? » Dominique

 

« On me regarde. On me soupèse. On me scrute. Ma forme ovale est issue de bien des tourments, des fractures, des projections, des heurts. Planté là au milieu de la table, mon parcours est issu de passage de main en main, chacun y trouvera sa voie de réflexion, un sujet à écrire, à me décrire, ma robe est ocre, jaune parsemée de petits trous gris noir, au plus profond de mon être. Je suis entier, mon centre est à imaginer, parsemé de points noirs, gris, mon intériorité  reste secrète, sans aspérité, avec des rondeurs issues de mon cheminement, parmi mes compagnons de route, salés de l’océan, clairs, transparents du ruisseau qui m’a portée, soutenue, fracturée, soulevée, au gré de son caractère. Fragilisée par les mouvements de l’eau qui m’accompagne depuis des années, l’eau est mon alliée, ma compagne de route, elle glisse sur ma peau, elle me frappe pour enlever les aspérités pour que je sois sans angle, d’une douceur mélodieuse, pour qu’une main puisse me prendre, me parler, me soupeser, me caresser, m’enlever du ruisseau, de la falaise où je suis, me mettre sur une table pour m’admirer. On me regarde, me pèse, des mots à mon égard, s’il savait que, pour arrondir mes angles, j’ai changé de domicile bien des fois. Si j’étais petit, je serais au cou d’un être humain. Si j’étais plus grand, on se servirait de moi pour écraser le sorgho, dans une pierre creuse, trois fois mon aînée, creusée en nous frottant l’une contre l’autre. Nous les pierres, nous transformons le grain en farine, pour le plaisir de l’être humain. Les chants, les ritournelles sont notre lot quotidien, des femmes à genoux, une révérence pour notre beauté. » Jean-Claude

Cette année, nous partirons d’un autre lieu, nous nous lancerons dans une nouvelle aventure, de nouveaux moments d’écriture, de création, de liberté, de partage, de convivialité, de bonne humeur… dès le jeudi 6 novembre à 20h30 (nouveau jour mais pas nouvel horaire). Autre changement cette année, les ateliers se dérouleront par cycles entre chaque période de vacances scolaires. Le premier cycle, « Cultivons notre jardin », comportera sept ateliers entre les vacances de Toussaint et celles de fin d’année.

Amitiés et à très bientôt, Bruno

1er Festival Ludovic Massé

13 septembre, 2014
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fichier pdf Affiche festival LM

Le 23 août dernier, l’association, avec la municipalité d’Olette – Evol et les associations locales, en partenariat avec le PNR des Pyrénées catalanes, ont créé le premier festival Ludovic Massé. Une journée consacrée à la découverte de l’écrivain et de son village de naissance, une journée conviviale consacrée à la lecture, l’écriture, les contes ou le partage, une journée pour réaliser l’intérêt d’un tel festival, ses forces et ses faiblesses, une journée à ébaucher le 2ème festival de l’année prochaine, plus tôt dans l’été et avec plus d’ateliers et de participants encore !!!

 

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